Rencontre avec Amélie Guyon : microbiote intestinal et immunité

Bonjour Amélie, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours ?

Suite à de graves problèmes de santé que la médecine allopathique n’a pas pris au sérieux, j’ai cherché à me soigner par moi-même via la naturopathie et la santé holistique.

Passionnée par l’alimentation et la relation corps et esprit, je me suis donc formée à la naturopathie. Je suis spécialisée dans les troubles digestifs tels que le SIBO, la dysbiose intestinale, le SII, la candidose…

Je suis également créatrice culinaire et je viens de sortir un ebook de recettes paléo (option faible en fodmaps et vegan). Je donne aussi des consultations de beauté holistique, tout cela à Bordeaux.

J’aimerais développer plus tard un centre de bien-être holistique avec naturopathie, massages, sophrologie et cours de cuisine ! 

Depuis quelques années, on entend beaucoup parler de pathologies qui affectent l'intestin : dysbiose, Crohn, SII, SIBO. Peux-tu nous expliquer leurs caractéristiques et leurs différences ? 

C’est très important de différencier ces pathologies car le traitement proposé ne sera pas le même. C’est un sujet très vaste dont je pourrais parler des heures mais je vais essayer de synthétiser.

  • La dysbiose est un dérèglement de la flore intestinale

Nous naissons tous avec une flore bactérienne imprégnée de celle de notre mère. Toute notre santé dépend d’un bon équilibre entre les différentes familles des bactéries qui la composent.

Le microbiote intestinal est particulièrement important car de lui dépend en partie notre immunité. Les principales causes de dysbiose sont :

  • Le microbiote hérité des parents, qui peut être pauvre, ou en fonction de la naissance (césarienne)
  • Excès d’antibiothérapies à large spectre, pilule contraceptive, vaccins, IPP…
  • La dysbiose est multifactorielle, conséquence du mode de vie moderne : pollutions multiples et excès d’antibiotiques. C’est pour moi la chose la plus importante à comprendre : ce déséquilibre du microbiote est la résultante d’un corps pollué et épuisé
  • Il existe également des viroses (généralement de la famille des herpès), et “d’infections froides” (par exemple maladie de Lyme), dont on parle de plus en plus ; elles contribuent aux inflammations chroniques
  • Notre immunité est fragile : les infections bactériennes et virales, ainsi que les intoxications alimentaires laissent des traces

C’est souvent le point de départ des autres pathologies digestives.

Fatigue, constipation, diarrhées, migraines, ballonnements, spasmes, intolérances alimentaires, problèmes ORL, urinaires, gynécologiques, acné… c’est tout notre corps qui peut s’effondrer.

  • L’intestin irritable (SII) est une forme de dysbiose qui peut dégénérer et conduire vers un SIBO
  • La maladie de Crohn est l’une des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) avec la rectocolite hémorragique. Elle est liée à une hyperactivité du système immunitaire digestif. L’inflammation se traduit par une muqueuse intestinale fragile, inflammatoire siège d’ulcérations plus ou moins profondes
  • Le SIBO (small intestinale overgrow) est une prolifération bactérienne de l’intestin grêle

Nous avons tous des bactéries dans le colon mais l’intestin n’en contient pratiquement pas.

Une des caractéristiques du SIBO est que l’on ne supporte pas les prébiotiques et les probiotiques, qui accentuent généralement les ballonnements et les maux de ventre puisqu’il y a déjà trop de bactéries dans l’intestin.

Ce qui réunit toutes ces pathologies est souvent la porosité intestinale et donc les carences nutritionnelles dues à la malabsorption du grêle.

Peux-tu nous parler du lien entre stress, immunité et intestin ?

70% de notre immunité se trouve dans notre intestin. On ne peut pas être en bonne santé si notre intestin n’est pas optimal.

Le microbiote intestinal (et ses quelques 10 000 milliards de bactéries) contribue à nous protéger contre les agents pathogènes par l’effet barrière : en adhérant à la muqueuse intestinale, les bactéries de la flore empêchent les micro-organismes pathogènes de coloniser l’intestin. 

Le stress chronique entraine la libération d’hormones du stress comme le cortisol. Ces hormones nuisent directement aux défenses immunitaires.

4 mots d’ordre pour booster son immunité : Alimentation, Exercice physique, Sommeil et Gestion du stress.

Les plantes adaptogènes peuvent également contribuer à réduire le stress et donc protéger notre immunité. Tout est lié, c’est pour cela que la naturopathie prend le corps dans son ensemble, de manière holistique.

Comment as-tu découvert les adaptogènes et quels bienfaits en retires-tu ?

Cela fait plusieurs années que j’utilise l’Ashwagandha, ma favorite !

Lorsque que l’on est atteint au niveau digestif, c’est tout notre mental qui est aussi impacté, le ventre est notre premier cerveau.

Si l’on est stressé, nous aurons mal au ventre et si nous digérons mal, le mental ne suivra pas non plus.

Je l’utilise tous les soirs en faisant des pauses dans l’année, sommeil et détente garantis !

Mon autre chouchou est l’Astragale, championne de l’immunité, anti-virale par excellence, je l’utilise en cure l’hiver et au début du printemps.

Enfin, quelle est ton impression sur les produits Hygée ? Comment les consommes-tu au quotidien ?

Une très belle découverte cette année ! Le goût est absolument délicieux, c’est d’une grande efficacité, pratique et qualitatif.

Pour moi, tout le monde devrait se faire des cures d’adaptogènes plusieurs fois dans l’année.

Je les aime tous mais si je devais choisir, ce serait L'Immunité et La Sérénité, mes indispensables !

À noter : les poudres Hygée contiennent des prébiotiques, l'inuline, qui est un fodmap. Il est donc conseillé aux personnes souffrant du SII de réhabituer l'intestin en commençant par prendre un tiers à une demie cuillère à café par jour de poudre pour accoutumer la microflore, et ce pendant une dizaine de jours, et ensuite prendre la dose normale (une cuillère à café par jour). En effet, en augmentant et en développant les bonnes bactéries, on améliore l'imperméabilité intestinale et on diminue l’inflammation, ce que permettent les FOS (fructo oligo saccharide - dont l'inuline). Cela doit être fait graduellement pour permettre une tolérance et un développement de la flore. Éviter les fibres comme seule stratégie au long cours ne permet pas d’améliorer la cause mais simplement d’éviter l’inconfort sur le moment. N'hésitez pas à en parler à votre médecin ou naturopathe.

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Retrouvez Amélie sur son compte Instagram et sur son site.

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